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02 janvier 2025

Jour 1, version 3.0


Admettre qu'on a un lien malsain avec la nourriture et l'alimentation, c'est crissement pas évident. 

Se le faire mettre dans la face, c'est douloureux.

Mais au delà de «pas évident» et «douloureux», commencer et aller de l'avant, c'est difficile. Difficile comme dans réaliser que toute la vie va changer. Comme dans dire adieu à certaines (beaucoup de) mauvaises habitudes. Du doute. De l'anxiété. 

De l'aide professionnelle. 

C'est ce bout qui me fait peur pour aucune raison particulière. Assurément ma neurodivergence qui pousse fort sur mon entêtement à vouloir tout faire par moi-même, à me dire que je vais réussir tout seul et que ça va pouvoir se faire sans trop d'efforts mais elle est une conasse, ma neurodiversité. J'ai souvent trouvé qu'elle m'aidait à voir des angles différents des autres, me permet de me démarquer mais souvent, elle est un boulet. 

Je suis TDAH diagnostiqué et fort probablement sur le spectre de l'autisme; autodiagnostiqué mais j'ai pas 1500$ à mettre là-dessus. Je carbure à la dopamine, j'en ai besoin pour avancer. Dans les médias, c'est parfait, tout est stressant pis dernière minute pis devant public pis pas le droit l'erreur pis toute mais faire attention à son alimentation, c'est le fucking contraire de la dopamine. Faire de l'exercice, c'est boring as shit. Je le fais 2 jours pis après ça, d'la marde. 

De l'aide professionnelle. 


J'ai tout chez-moi. Des espadrilles, un tapis roulant, une barre pour faire des sit-up accrochée à ma porte de chambre, un tapis de sol pour pas me faire mal au dos... J'ai aussi la possibilité de faire l'épicerie comme un champion mais estie, la planification est mauvaise chez moi. Pas capable de faire des bons choix. Mille Mauvais Choix, comme l'aurait dit Louis-José Houde. Pas capable de me motiver. Pis dites-moi pas que c'est de la paresse parce que si vous n'êtes pas accro à la dopamine, vous ne pouvez pas comprendre la difficulté de vivre une vie normale sans que tout ne soit une récompense cérébrale. 

De l'aide professionnelle. 

J'arrête pas de me répéter ça. Tu vas devoir changer ta vie, garçon. Ton objectif est le même qu'il y a 3 ans, quand t'as commencé pis que t'as pris des marches quotidiennes pendant plus de 6 mois et que tu étais fier de le faire. Ton objectif est toujours de te rendre à 50 ans. Et 60. Et même 90, qui sait? Mais ma blonde m'a dit que je suis encore dans le déni et force est de constater qu'elle a raison. Mon cardio est à plat, mon tonus musculaire est pire qu'un bébé naissant, ma masse graisseuse est plus élevée qu'un ours qui va hiberner. 

La seule bonne nouvelle c'est que quand j'ai commencé ce blog, mon but était de partir de 320 livres pour descendre à 220. J'ai réussi à me stabiliser à environ 295 mais encore là, de semaine en semaine, je joue entre 295 et 305.

De l'aide professionnelle. 


Faut que je me rende à l'évidence, je vais en avoir besoin. Plus tôt que tard. Je ne sais juste pas par quel bout commencer. 

Mais le bypass n'est pas une option fak botte-toi le cul, big. Rien de ce qui est important n'arrive facilement. 

P.S. Désolé pour les anglicismes, quand je suis au bord du désespoir, c'est comme ça que ça sort.

01 février 2023

Jour 96: la larve, la baleine et le coup de pied au cul

CHAPITRE 1:

Je n'ai pas écrit depuis longtemps. 

Je ne me suis pas entraîné depuis longtemps. 

J'ai pas tant fait attention à mon alimentation depuis les fêtes. 

Je me suis laissé aller, quoi. 


Mon frère dit «avoir la larve». C'est quand tu ne fais pas ce que tu sais ce que tu devrais faire et que ton choix est justifié par la paresse. Ben j'ai larvé. J'ai encore mon tapis roulant et j'ai encore mes souliers mais quand la neige a commencé a tomber, j'ai lâché prise. Un jour de «faut que je fasse le ménage pour les fêtes» s'est transformé en semaine puis en mois puis en abandon. Une grosse larve honteuse qui n'a juste même pas ramené le sujet sur la table. J'ai pas publié rien à ce sujet sur les réseaux sociaux, j'ai pas vanté les bienfaits de whatever activité, j'ai même évité les conversations où je savais qu'on me parlerait de mes efforts pour perdre du poids. Ma blonde me disait que je ne fais pas assez d'efforts et que je n'écrivais plus -- elle avait raison sur les 2 points.

Je me trouvais honteux. Et je n'abordais plus le sujet. 


CHAPITRE 2: 

Je suis allé voir le film «La Baleine» la semaine dernière, film de Darren Aronofsky (Black Swan, Requiem for a Dream) et Brendan Fraser (La Momie, l'Homme d'Encino). Rapidement, le gars s'est laissé aller après un événement traumatisant et pèse maintenant plus de 600 livres. Le film commence alors que son amie lui annonce que son corps est en train de le lâcher.

Je ne pèse pas 600 livres mais je me suis vu dans ce personnage. Ma vie va so-so depuis quelques mois et la tristesse, le poids de la vie, le désarroi, la déprime font en sorte que je me suis laissé entraîner vers le bas. Je suis sorti du cinéma complètement démoli psychologiquement; je savais que j'étais en train de m'identifier au personnage mais pas à ce point. Éclater en sanglots comme ça m'est rarement arrivé. Me rappeler d'une conversation que j'avais avec Denis et Annie il y a 2 semaines: un peu, c'est mieux que pas du tout. Aussi, quand t'as pas les enfants, t'as pas d'excuse. 

CHAPITRE 3:

Je viens de recommencer à écrire. J'ai marché 54 minutes avant-hier et je le referai jeudi et vendredi. Je considère sérieusement m'abonner à un service de nutritionniste. 

Je ne le fais toujours pas pour les autres. Je ne le fais même pas pour être moins gros. Je le fais parce que plus que jamais, j'ai la chienne de crever trop tôt parce j'ai eu la larve. 

I'm back.

Jour 1, version 3.0

Admettre qu'on a un lien malsain avec la nourriture et l'alimentation, c'est crissement pas évident.  Se le faire mettre dans la...